Transformer la noirceur en lumière

Tout d’abord, revenir à soi et en soi. Prendre conscience de sa propre présence.

Ouvrir son coeur à ce qui se présente dans l’instant invite à voir, à accueillir, à reconnaître ce qui est là. Un accueil où moi n’intervient pas.

Le coeur est un endroit merveilleux, un creuset magique, le creuset de la métamorphose, de la sublimation où les ténèbres se transforment en lumière, où la souffrance se transforme en joie, où le refus se transforme en acceptation, où l’aveuglement se transforme en clairvoyance.

Il est possible d’aimer en permanence. Il est possible d’être témoin de l’amour en permanence. Nous ne serons peut-être pas aimés en permanence mais nous pouvons nous aimer et aimer l’autre en permanence. Réaliser que nous sommes l’expression de l’amour, en tout temps et en tout lieu.

Le coeur a cette incroyable faculté d’aimer. “Quand je ne m’aime pas ou quand je n’aime pas l’autre, cela veut dire que je ne vois pas la situation telle qu’elle est.” Déposer les armes. Laisser tomber les armures, les murailles et les barrières. Inviter le coeur et l’amour en soi à s’exprimer.

A l’inspiration, aspirer en son coeur la noirceur, l’ignorance, la souffrance, tout ce qui meurtrit le monde, laisser le miracle opérer puis à l’expiration, offrir au monde l’énergie de l’amour. Ressentir la nécessité de faire une pause entre l’inspiration et l’expiration afin que cela se transforme. S’ouvrir à cela, il y a la place en son coeur pour accueillir toutes les victimes, tous les bourreaux, accueillir l’humanité telle qu’elle est.

Etre l’outil, l’expression parfaite de l’amour, ce qui transforme le plomb en or. Ne pas chercher la formule magique ailleurs qu’à l’intérieur de nous-même, car y repose un trésor inestimable, infini.

C’est faire sa part et participer au soulagement du monde en conscience, sans personnaliser, sans distinguer, sans cas particulier, ne rien garder.

Quoi que l’on fasse ou dise, le faire par amour pour que le monde en fasse ce que bon lui semble.

Nous pouvons être agent de transformation. Aimer le monde tel qu’il est et lui offrir cette pierre précieuse. S’aimer les uns les autres. Oeuvrer avec le coeur.

Branches d’un même arbre

S’installer au cœur de l’instant présent, comme prendre un petit banc à poser en soi et s’asseoir dessus. C’est une manière simple d’entrer dans la posture de méditation en abandonnant alors toute idée de but, toute idée de résultat, toute volonté. L’état d’esprit en méditation est celui du non-vouloir absolu, y compris de ne pas vouloir le fait de ne rien vouloir.

Prendre le temps de se poser tranquillement au cœur de Soi. Être comme figé, ne plus pouvoir rien à rien et laisser faire. Ne rien attendre de ce qui va suivre. Goûter pleinement ce qui est là, maintenant, dans l’instant : tout ce qui se présente à soi et en soi est libre. Ne reste que la présence consciente.État de lâcher-prise complet.

La vie est ce qu’elle est. Des lois sont à l’œuvre dans l’univers qu’il s’agisse de l’univers extérieur ou intérieur à moi. Alors se laisser porter, se libérer de toute attente future, de tout désir de changement et ralentir car rien n’est demandé, rien n’est à faire.

Poser l’attention sur la respiration et observer le mouvement naturel, la fréquence, l’amplitude. Chacune des cellules respire en même temps en une même respiration. L’énergie qui anime la respiration, anime la respiration de tous les êtres en même temps et à chaque instant. Quand je respire, c’est tout l’univers qui respire en même temps. Nous sommes liés au cœur de la respiration. Quel que soit la localisation sur terre et dans l’univers, une même énergie, une même source, une même racine.

Lorsqu’une graine se transforme en un arbre majestueux, quelle que soit la branche, où qu’elle soit située, elle partage la même racine que la branche d’à côté. Même si elles sont différentes, elles sont de même origine, elles sont le même arbre. Quand l’arbre respire, toutes les branches respirent en même temps car en réalité il n’y a que l’arbre.

Question : Se regarder les uns les autres pour voir nos différences, voir ce qui nous sépare ou voir ce qui en nous est identique, ce qui nous rassemble, ce qui nous définit ? Voir enfin que nous sommes semblables, de même origine, une seule et unique nature, une seule et même respiration.

A la fois les mêmes et en même temps différents.

A la fois vagues et océan.

A la fois ordinaires et extraordinaires.Tout en Soi respire et tout l’univers respire en même temps. Nous sommes tous les différentes branches d’un même arbre. Nous sommes le même arbre. C’est notre véritable nature, une, indivisible, inaltérable.

Alors voir ce qui unit ou ce qui divise ?

Apprendre à méditer

Toute la question est là : peut-on vous enseigner la méditation ?

Peut-on découvrir ce qu’est la méditation, y a t-il quelque chose à savoir pour méditer ? Apprendre vous met dans la posture d’accumuler du savoir pour une utilisation ultérieure et en particulier du savoir-faire. L’observation permet de conclure que les enseignements ont habituellement consisté à retenir en mémoire, parfois sans compréhension. Il y a confiance en ce qui est enseigné, mais cela ne peut fonctionner avec la méditation qui signifie lâcher prise, laisser faire et non-accumulation.

Personne ne peut vous apprendre à méditer.

Vous pouvez être guidés sur le chemin de la connaissance, mais vous avez à découvrir ce qu’est méditation, car il s’agit de vous-même. Soyez assurés que vous ne pouvez pas rater une méditation, car il n’est nulle question de réussite ou d’échec, il s’agit d’être là, consciemment et d’observer.


Méditation commence quand toute volonté personnelle s’efface, y compris la volonté de ne pas avoir de volonté,
quand vous abandonnez pleinement et complètement toute idée d’objectif, de résultat, d’expérience ou de renouvellement d’expérience. Juste goûter le bonheur d’être dans cet état particulier de non-vouloir. Méditation, c’est vivre dans l’instant, c’est la fraîcheur de l’instant, l’instantané. C’est découvrir un espace où chaque instant est vécu comme nouveau, où chaque rencontre est unique. Méditation, c’est l’observation du flot de la vie sans vouloir le capturer.


La méditation consiste
donc en un SAVOIRÊTRE en conscience. Dans cette présence à soi ; en revenant à la conscience d’être là. Au début, c‘est un outil qui définit un espace déterminé où des conditions particulières sont réunies pour s’entraîner à la conscience d’être là.

Avec la régularité quotidienne, ce rendez-vous intime transforme l’existence et cet outil devient un ART DE VIVRE pour prendre conscience de ce que l’on est dans tout ce que l’on fait.

Voir cette danse entre le monde intérieur et le monde extérieur, voir comment l’extérieur influence l’intérieur et l’intérieur fait bouger la perception de l’extérieur (et en particulier la relation à l’autre) est un privilège. Cet art de vivre infuse peu à peu et remplit les journées jusqu‘au moment où cela bascule pour devenir un ÉTAT D’ÊTRE permanent, où il n’y a plus que conscience. Cela conduit à la disparition de tous les troubles, de toutes les pensées, du questionnement, de la peur, du stress.

Il s’agit de dévoiler son être, en passant de l’ombre à la lumière, de l’inconscience à la conscience, de l’ignorance de ce que lon fait, à la connaissance de ce que l’on Est, en toutes circonstances, en tous lieux et à tout moment.